Guanaco

(Lama guanicoe)

Règne: Animalia
Embranchement: Chordata
Sous-embr: Vertebrata
Classe: Mammalia
Sous-classe: Theria
Infraclasse: Eutheria
Ordre: Artiodactyla
Famille: Camelidae
Genre: Lama
Nom binominal:
Lama guanicoe

Préoccupation mineure quant à l'espèce.
classé: annexe 2 de la convention de Washington

Le Guanaco est l'un des quatre Camélidés d'Amérique du sud, présent avant la conquête Espagnole, contrairement à ses cousins Lamas (Lama glama) et Alpagas (Lama pacos), il ne fut jamais domestiqué au même titre que la Vigogne (Vicugna vicugna) seule représentante de son espèce et parente plus éloignée.
Contrairement au Lama il n'a pas été utilisé comme animal de bat, mais chassé pour sa fourrure et sa viande par les indiens de Patagonie et terre de feu (
Tehuelche) ou (Aonikenk) du mot "Chewelche" en langue (Mapudungun) voulant dire hommes courageux. Dictionnaire
La fourrure du guanaco est uniformément brune et roussâtre, son museau et ses oreilles sont de gris noirâtre à noir, tandis que celle du ventre ou des pattes est blanche. Le guanaco mesure près de 1 mètre 10 au garrot pour un poids pouvant dépasser les 100 kg pour le mâles. Montant rarement à plus de 3 000 mètres d'altitude, on le rencontre du Pérou méridional à la Terre de Feu, il est actuellement plus répandu en Patagonie que sur le reste du continent, où ils vivent généralement en groupes d'une vingtaines d'individus conduits par un mâle dominant.
Les principaux ennemis naturels du guanaco sont le
Puma (Félis concolor) et pour les jeunes animaux (Cholungos) nom local, le Condor (Vultur gryphus). Cependant l'homme constitue l'ennemi le plus redoutable hors Argentine et Chili ou l'animal est strictement protégé.
A la belle saison, du printemps à la fin de l'été austral les mâles défendent âprement leur harde des convoitises de leurs congénères, s'infligeant souvent de graves blessures pouvant entraîner la mort au plus grand plaisir des Pumas et Condors, ainsi que pour les petits Renards gris de Patagonie (Pseudalopex griseus) pour qui leurs carcasses constituent une manne inespérée.
Sous son aspect bonhomme et interrogateur le Guanaco demeure un animal sauvage et dangereux, pour cela il suffit d'observer sa dentition.
pour un total de 32 dents: Dans l'hémimâchoire supérieure on trouve un inciseur pointu et aiguisé au bord de la
prémaxillaire, suivi d'une véritable canine pointue, incurvée et de taille moyenne sur la partie antérieure de la maxillaire. La prémolaire isolée ressemblant à une canine que l'on retrouve chez les chameaux n'est pas présente. Les molaires qui sont en contact les unes avec les autres sont deux très petites prémolaires (la première étant très rudimentaire) et trois molaires larges, construites généralement comme celles des autres camélidés. Dans la mâchoire inférieure, les trois incisives sont longues et en forme de spatule, les extérieures sont les plus petites. À côté de celles-ci, il y a une canine courbée, suivie après un intervalle d'une simple prémolaire conique, puis une série continue composée d'une prémolaire et de trois molaires, qui diffèrent de celles du chameau par une petite colonne formée sur le bord extérieur antérieur. Regardez quelques images du clip vidéo en mettant sur arrêt pour constater la qualité de cette redoutable dentition et imaginer les blessures infligées, que l'on retrouve par ailleurs sur le cou des mâles. Comme le dit si bien Zorino dans le temple du soleil (page 2) "quand lama faché, señor lui lui toujours faire ainsi" au même titre que le Lama le Guanaco ne crache pas au sens strict du terme, mais propulse seulement un jet de suc gastrique savamment brumisé. Voilà donc dans quel univers grandissent les (Cholungos).
Si vous avez un jour la chance de partir les découvrir, faite le en totale autonomie, gardez vos distances, à moins de vouloir alimenter les chroniques locales, respectez leur distance de sécurité, ne vous interposez pas entre une femelle et son petit ou entre deux mâles. Même très distants l'un de l'autre les charges peuvent démarrer de plus de 100 m, elles s'effectuent toujours selon le même schéma, charges le cou à l'horizontale, dents en avant, grand galop pouvant atteindre les 60 km/h, volonté de mordre, coups de cou à proximité immédiate du prétendant, ainsi que "cris" tellement typiques qu'ils sont difficile à décrire. L'accident humain n'est que fortuit parceque mal placé sur la trajectoire d'intimidation.

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